De l’éducation d’un jeune chat

Pour des raisons diverses et variées… j’ai voulu un troisième chat et Monsieur Mel, après s’y être opposé plusieurs mois, Monsieur Mel a dit « OK » (ce billet, contrairement à ce que d’aucuns pourraient penser, vise la concision)(si, si).

Donc ce jeune chat, est le cinquième chat que je suis sensée « éduquer »…

Le premier chat : j’avais 13 ans. Autant dire que certaines règles furent édictées par ma maman et c’était pas plus mal. En cours de route de la vie de ce chat, Monsieur Mel est arrivée dans la mienne (de vie) et ça n’a pas été d’entrée de jeu facile, facile… Mais bon, elle lui a collé une gifle magistrale un soir avec le sous-entendu « C’est donc chez toi qu’elle partait tout le temps ! Ne mens pas je reconnais ton odeur, j’ai été abandonnée des soirées et des nuits entières à cause de toi, tu vas me le payer !« . Après cette gifle, Monsieur Mel a acheté le chat avec moult collations et le chat, cet être souvent vénal (en sus d’être fourbe et putride) l’a accepté (ou toléré, on n’a jamais vraiment été certains).

Le second chat : j’avais 26 ans. Bon, quelques principes de ce qu’un chat a le droit/pas le droit le faire. Mais ce deuxième chat, c’était Mélisse et Mélisse, voyez-vous, avait le caractère de félin le plus félinesque jamais vu jusqu’alors. Donc s’agissant de Mélisse, Monsieur Mel et moi avons constaté qu’elle s’élevait toute seule (ou quasi) et qu’elle n’en faisait qu’à sa tête. Mais que bon, les principes de base, ça allait (je résume A MORT).

Le troisième chat, arrivé chez nous, c’était Sapajou (le chat roux que vous avez pu déjà voir ici ou sur Instagram). Alors Sapajou est arrivée à un moment où a) c’était un tantinet compliqué dans nos vies et b) nous étions en deuil de Mélisse. Donc : nous avons lui avons plus trouvé d’excuses qu’un « soixante-huitard qui n’aurait jamais lu Dolto mais qui s’en réclame » pour l’un de ses enfants turbulents. De surcroît, Sapajou multiplie les soucis de santé. Donc nous avons été d’un laxisme invraisemblable.

Pour rééquilibrer les choses et pour que Sapajou ne s’ennuie pas  (j’essaie de faire court, hein), nous avons adopté Wolverine (le chat gris). Wolverine était sensée devenir MON chat (parce que cette ingrate de Sapajou n’en a que pour Monsieur Mel) et s’imposer face à la rouquine. Certes, c’est devenu – plus ou moins –  mon chat. En revanche, Wolverine est la gentillesse incarnée, de surcroît c’est une pacifique. Donc, Sapajou la domine sans même y penser (ça doit lui gâcher tout le plaisir…).

Et donc il y a une bonne semaine, Tanagra est arrivée.

Tanagra est folle : c’est un jeune chat de 3 mois. Mais elle est en train de faire trois découvertes majeures :

  1. Tanagra ne comprend pas pourquoi les 2 grands chats ne veulent pas jouer avec elle. Elles la « tolèrent » mais quand Tanagra se jette sur elles les griffes en avant pour les mordiller en mode « tu es une souris« … curieusement, ça ne les fait pas rire. Pas du tout. Tanagra n’imprime pas, pour l’instant, mais à force… peut-être va-t-elle comprendre que pour jouer avec quelqu’un d’autre, il faut que ce quelqu’un d’autre (chat ou humain) soit disponible ET d’accord. Pour l’instant c’est pas gagné… [Edit] Et vivement que les « grandes » jouent avec elle parce que moi j’ai du mal à tout faire là, avec un chaton perché en permanence sur l’épaule…
  2. Tanagra nous suit PARTOUT. Elle a donc découvert ce matin, à sa grande surprise, que la pièce carrelée dans laquelle nous ne la laissions pas rentrer jusqu’alors est une salle de bains. Elle est très, très, très déroutée de constater que les humains prennent des douches et utilisent des trucs qui soufflent de l’air chaud . « Mais quelle horreur ! » a-t-elle dit et « tu veux pas que je te lèche partout pour te faire la toilette, plutôt ?« . Ensuite, elle s’est couchée en travers sur le tapis de bain en ronronnant et une fois que l’eau a cessé de couler, elle est allée inspecter la douche… (notez, qu’en revanche, les toilettes et la chasse d’eau la laissent de marbre, voire elle trouve ce « truc » très drôle).
  3. Tanagra (qui nous suit PARTOUT, donc) n’a toujours pas compris que nous n’avions pas la vision au bout des pieds. Tanagra a donc déjà volé suite à des coups de pieds involontaires, a failli nous faire choir quelques dizaines de fois. Pour l’instant, elle ne s’est pas encore fait écraser les pattes… je pense que quand cela arrivera, elle percutera un peu mieux cette histoire de « pied sans œil ».

Bref, Tanagra est un jeune chat fatiguant à « éduquer ». Et là je bats ma coulpe parce que, qu’est ce que j’ai pu agonir de conseils Caro quand Jiji est arrivé chez elle….

[Edit] et si après ma relecture, il reste encore des fautes, merci de les signaler, je rectifierai dès que possible. Je viens de me relire, « ça m’a piqué grave les yeux, j’ai tro le seum« .

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Courir, jouer avec tout // s’écrouler dans le sommeil // vie de chaton // Mel 8/12/15

Dès que j’aurais 5′ j’essaierai de mettre en forme le haïku qui légende cette photo parce que là, c’est très laid.

 

 

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2 réflexions sur “De l’éducation d’un jeune chat

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