Que voir à Porto – partie 1, Ce qui est au milieu

Préambule :

C’est la deuxième ville du Portugal (après Lisbonne) qui vit du commerce : celui du Porto (développé grâce à l’export vers l’Angleterre) et d’autres trucs… Le Routard résume bien les à-priori qu’il faut dépasser (le Routard, hein…) « Porto […] est accrochée à la rive escarpée du Douro. Sous des abords moins engageants que Lisbonne, la ville se révèle pleine de richesses. Il y a ici une multitude de choses à voir et à faire. La cité a conservé beaucoup de bâtiments médiévaux, néoclassiques, baroques… les amoureux d’architecture devraient être ravis. Allez vous perdre dans le dédale des rues pittoresques …« . Quant au Lonely Planet, il te donne direct envie de jeter 3 culottes et 1 brosse à dents dans ton sac de week-end : « Porto […] offre un spectacle fascinant, en particulier depuis la rive opposée du Douro, au soleil couchant. Dans cette romantique accumulation de reliques médiévales, d’églises baroques et de majestueux édifices de style Beaux-Arts, tous baignés par la lumière du crépuscule, on devine un dédale déroutant de fenêtres, de ruelles étroites et d’escaliers aveugles. »
Un adage évoque le caractère des différentes villes portugaises : « Pendant que Lisbonne se fait belle, Coimbra étudie, Braga prie et Porto travaille » (Wikipédia). Ah, et comme J.K. Rowling y a vécu, certains endroits évoquent furieusement Poudlard…

A voir dans la « partie médiane »  (c’est à dire : plutôt en haut, pas les quais aka Ribeira, ni les chais de Villa Nova de Gaïa, oui c’est ma façon de me repérer….) :

 la Cathédrale (la Sé) vue de l’extérieur, elle n’est pas particulièrement engageante (un bloc de granit sombre, bon : une cathédrale romane ensuite remaniée). Mais 1) joli panorama depuis le parvis et surtout 2) un cloître choupinet avec de beaux azulejos à l’étape et dans l’escalier de la salle capitulaire (quelques gisants, une sacristie avec un dressing ecclésiastique impressionnant… (j’ai pris des notes, drôlement bien conçu)) &  la Gare de  São Bento (gare centrale) pour ses azulejos (l’occasion de placer « quel magnifique exemple d’art pariétal !« ). Certaines fresques représentent des moments historiques, d’autres des scènes traditionnelles de la vie locale. Toutes ne sont pas bleues, en haut des murs c’est polychrome. Les deux bâtiments se voient l’un de l’autre…

  • La rua Santa Catarina : avec l’Eglise Sao Joao recouverte d’azulejos en haut, et puis l’entrée du marché couvert pas loin (cf. ci-dessous) et le café Majestic en bas (cf. ci-dessous aussi). C’est une rue commerçante avec de jolis calçadas (trottoir portugais en mosaïque de petits pavés noirs & blancs : c’est très joli mais parfois glissant…), les enseignes internationales de rigueur et qui donne dans rua Formosa (commerces de bouche sympathiques). A côté le marché couvert : Mercado do Bolhão  (entrée haute pas loin de l’église Sao Joao ; entrée basse par la rua Formosa). Ce marché est assez désuet, je pense que les commerçants aimeraient y voir plus de clients et moins de touristes… mais j’adore ! (on peut y manger sur le pouce dans une des allées centrales : c’est roots, économique et pas mauvais. Ensuite : de l’énergie pour crapahuter un bon moment).
  • la Torre dos Clérigos : tour de 76 mètres de haut, en granit… Si vous y montez vous me direz : j’ai toujours eu la flemme (trop chaud ou trop enceinte à chaque fois). Ne ratez surtout pas, juste à côté la librairie Lello : très très belle, très ancienne (inauguration 1906) et très inspirante pour J.K. Rowling. L’entrée est payante (3€) mais dès lors que tu achètes une bricole, le montant est déduit de tes achats (même si les ouvrages de cuisine t’indiffère y’a des marques pages & autres cartes souvenir). Pas loin non plus : le concept-store « a vida portuguesa » (cf. supra) et le passage de Paris.
  • vers la Rua de Miguel Bombarda : des galeries contemporaines au milieu d’un quartier qui fleure bon ses années 50 (j’y ai croisé le commissaire Maigret, je n’en démords pas). En y allant depuis la torre de Clérigos, tu passes devant un bout de l’université et l’église Igreja dos Carmelitas (couverte d’azulejos. Ah oui si t’aimes pas le tourisme religieux & l’art pariétal… vas dans une autre ville…)

Boire un coup, faire son marché, croquer un morceau :

  • au café Majestic : existe depuis 1921, déco Art Nouveau, service traditionnel, a reçu des prix, le parfum de J.K. Rowling y flotterait encore. Si tu y vas avec ton/ta conjoint/e et que personne ne compte fleurette à personne c’est pas bon signe…
  • au café Guarany : mosaïque au sol, une fresque des indiens Guaranis. On y mange plutôt bien en mode classique (aka : c’est pas le premier prix, vous avez des serveurs empressés, un pianiste et une nappe épaisse). Ce qui m’a bien plu : les desserts assortis à « leur » verre de Porto (ah oui le vieux Porto rouge se marie très bien avec le chocolat, à l’apéritif demande du Porto blanc : sec ou moelleux selon ce que vous préférez)
  • au Mercado do Bolhão : des tas de légumes, des vendeurs d’olives & épices, des cochonnailles (ah oui à Porto la spécialité est moins la morue que les tripes : servie avec des haricots en mode cassoulet, c’est une tradition historique ; ceci dit y’a moult saucisses & consort, dont celle pour préparer le caldo verde : une très bonne soupe).

Ramener du shopping inédit :

  •  a vida portuguesa : de la papeterie, des objets décos (hirondelles ou chats ou autres), de jolies boîtes de sardine ou tablettes de chocolat…
  • la librairie Lello  pour un bouquin (plutôt en anglais, sauf si tu cherches un livre de cuisine portugaise en français – ce que je te conseille, ceci dit ….) ou des cartes/marques-pages « souvenir »
  • des chocolats (oui oui ! comme ça se marie très bien avec le vieux Porto, y’a une tradition chocolatière) genre à la chocolateria Equador (pas très loin du marché)
  • de l’épicerie et/ou du Porto chez « a pérola do Bolhão » (279 rua Formosa) ou des gâteaux de la pâtisserie sise en face de l’entrée principale du marché (dont le nom m’échappe)
  • des BD et produits dérivés des BD : Timtimportimtim
  • Vers Miguel Bombarda, quand t’en as marre de ne pas trouver de galerie branchée, passe donc au Centre commercial Bombarda. Tu pourras prendre le thé, manger un morceau et, en fonction de l’ouverture/non des boutiques, ramener un truc auquel tu n’aurais pas du tout pensé (un fringue vintage, un objet Dark Vador, du thé vert…)

Sources & webographie : vécu personnel (avril 2013 & février 2016), Le Routard, Lonely Planet, le Petit Futé, un blog GoWith, Bom dia Portugal, SpottedByLocals (une mine d’or) et, évidemment l’Internaute et Wikipédia

Remarques :

  1. pour se repérer sur place utiliser 1) son téléphone (si forfait OK) 2) Cartoville de Gallimard, 3) demander aux gens (qui parlent plus souvent anglais que français hormis les seniors). Outre le Cartoville emmener le guide de ton choix (je suis de plus en plus Lonely Planet mais le Routard et le Petit Futé rendent bien des services).
  2. Janvier, février, voire mars sont des mois très pluvieux, brumeux….

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10 réflexions sur “Que voir à Porto – partie 1, Ce qui est au milieu

  1. Merci Mélisse – on a gagné le gros lot cette année, notre petit part en classe verte à la découverte des chèvres ( on vit pas si loin des Cévennes ) et on pourrait en profiter pour s’éclipser en amoureux 3 jours.

    Reste plus qu’à se mettre d’accord; Porto ( moi ) ou Rome ( lui ) ? Quel suspens !

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  2. Waou Waou !!!!! Ça y est j’ai réussi, enfin, à tout lire et cliquer sur tous les liens 🙂 (oui parce que depuis quasi une semaine, je vis en pointillé avec des parenthèses et des parenthèses dans les parenthèses, bref chuis dévariée !) (et je vous parle pas des louloutes (pas de petits couillus pour la 3ème année consécutive 😦 ) trèèèèèès demandeuses de câlins, jeux, peinture etc en ce moment).
    Bref, un grand bravo pour ce post et mille mercis pour le partage de ton séjour, les bonnes idées, les photos. J’ai envie de découvrir le Portugal depuis trèèèèès longtemps et là je jetterais bien 3 culottes, ma brosse à dent ET mes tous nouveaux soutifs enfin à ma taille !!!! dans un sac et hop direction Porto, mais bon j’attendrai patiemment l’été 2017.
    Et est-il possible de rapporter quelques azulejos ? J’adore et ça me fait penser à la toile de Jouy (alors que bon !).
    Et çette librairie Rooooh magnifique ; j’avais oublié que Harry Potter avait été écrit en partie là-bas.
    Il existe une librairie de livres anciens le long du canal du midi (proche de Narbonne) où j’aime bien passer du temps lorsque je peux y aller (presque 2h00 de route de chez moi !) ; elle n’est certes pas aussi jolie que la librairie Lello, mais elle a un certain cachet et j’y ai retrouvé une édition ancienne du « Pays du Dauphin Vert », (livre prêté et jamais revenu) pour mon plus grand bonheur 🙂
    http://www.ladepeche.fr/article/2002/07/09/112226-a-la-recherche-du-livre-perdu-du-cote-du-somail.html
    Bonne fin de journée

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  3. Génial , génial !!! merci Mélisse , t’es trop forte !!! ça donne vraiment envie !
    Bon , je m’abstiendrai de te demander ton interprétation de l’adjectif « pariétal » … Après l’étonnant « ébréchage » félin j’en viens à subodorer que tu revisites parfois notre langue de façon toute personnelle et je commence à mieux comprendre Papy et Mamy là-haut !! 🙂

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  4. Bah ! Summertime ? « pariétal » comme dans « Les grottes les plus connues dans lesquelles on peut admirer de l’art pariétal sont Lascaux (France, Dordogne) et Altamira (Nord de l’Espagne.) » https://fr.wiktionary.org/wiki/pari%C3%A9tal
    Alors ça, se pousser du col à propos du soleil périgourdin y’a du monde, mais promouvoir les vestiges des voisins, y’a plus personne ! (ah là là)

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  5. Ah ? parce que la gare de Sao Bento et l’Igreja dos Carmelitas sont toutes deux situées à l’intérieur de grottes préhistoriques ? En plein Porto ??? Tu m’en diras tant !! 😉

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  6. Bon, j’avoue l’art pariétal ne me parlait pas trop, donc j’étais allée chercher l’explication dans mon dico ! Et maintenant je peux dire que mes loulous descendent en ligne directe de Néandertal 🙂
    Quant à mes soutifs, il a fallu changer mon trousseau car ma poitrine ne subit pas l’attraction terrestre mais celle de l’équateur ! En moins de 15 ans je serai passée du 85B (ma taille depuis mes 15 ans) à l’actuel 100D (le 95E et le 105C sont également compatibles mais pour ces 3 tailles j’ai dû en plus, selon la forme, investir dans une moumoute de sein !!!!!)
    Et toi aussi tu as visité le pays du Dauphin Vert Summertime ?!!!!

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